► Martin Edenik: Êtes-vous tatoué? Si oui, de quoi s’agit-il? Et, si non, le serez-vous un de ces jours?
► Claude Bencimon: Oui, un petit lutin sur l’épaule, mais, j’aimerais en refaire un, davantage dans l’air du temps, plus coloré... Et ces trois jours au Mondial du tatouage ne m’ont surtout pas fait passer l’envie...
► Martin Edenik: J’imagine que les magazines consacrés au tatouage s’arrachent vos photographies... Envisagez-vous d’exposer votre travail, ou de publier chez un éditeur?
► Claude Bencimon: En fait, j’aimerais bien qu’ils se les arrachent, il faudrait que je me remue pour démarcher, mais là, il y a un vrai problème: il faut savoir se vendre et, quasiment, à chaque manifestation, on me demande des photos mais gratis, le côté négatif du truc. Pourtant, le matériel représente un investissement important, sans parler des déplacements et du temps passé à traiter les photos.
► Martin Edenik: Lors d’une interview accordée au webzine ‘‘Reflex numérique’’, vous avez déclaré aimer trop de photographes pour les citer. Ma question sera donc moins vaste: y a-t-il eu, ces
derniers mois, un photographe qui aurait attiré votre attention?
► Claude Bencimon: Alors, sous la torture, je lâcherais bien le nom d’un photographe de rue portugais qui s’appelle Rui Palha et, dans le domaine du tattoo, Julien Lachaussée. Et là, je me dis que les deux ne font (quasiment) que du noir et blanc...
► Martin Edenik: Quel sera votre mot de la fin?
► Claude Bencimon: Eh bien, licencié économique depuis peu, j’aimerais arriver à vendre mon travail pour joindre l’utile à l’agréable, je dirais, enfin...
► ► Martin Edenik: Nous ne manquerons pas de faire passer le message... Merci,
Claude!
– THE END –